Carrière de Yangha: Un pan de la fierté des ouvrages de EBOMAF
A quelques encablures de Kombissiri, chef-lieu de la province du Bazèga, dans la commune rurale de Doulougou, la carrière de Yangha porte l’empreinte fièrement du Groupe EBOMAF. C’est à partir de ce village que la plupart des chantiers sont approvisionnés en agrégats (gravier, gravillon). Avec des installations très modernes sur place pour concasser la roche et un parc important de camions pour le transport, c’est un autre challenge qui se gagne chaque jour au grand bonheur des ouvrages dispersés sur toute l’étendue du territoire et même hors des frontières.
L’exploitation de la carrière de Yangha bénéficie d’une autonomie d’énergie fournie par ce grand groupe électrogène[/caption]
Aucune entreprise sérieuse ne peut exceller dans le secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP) si elle ne dispose pas d’une carrière à son nom. Ce préalable est, d’ailleurs même déterminant pour ses ambitions et ses assises. Consciente de sa vision de leader, EBOMAF n’a pas hésité à s’offrir une dans le village de Yangha, dans la commune rurale de Doulougou, à une vingtaine de kilomètres de Kombissiri, chef-lieu de la province du Bazèga. S’étalant comme une mine à ciel ouvert au milieu des rochers, avec des installations ultramodernes témoignant la force de frappe de la société dont elle dépend, la carrière de Yangha joue un rôle primordial dans les marchés routiers exécutés par EBOMAF. A cinq kilomètres de la route nationale 5, juste avant d’atteindre Kombissiri, l’entreprise EBOMAF a installé ses bases pour l’exploitation d’un vaste champ de rochers. Le calme régnant en ce mois d’août n’est qu’un arrêt temporaire de travail observé par la société. Bien imposant, les bulldozers et autres gros engins de terrassement sont certes muets, pour un repos bien mérité, après des services bien rendus mais leur présence témoigne de l’importance de ce site.
Quelques vigiles montent la garde sur les lieux pour maintenir les installations, le matériel et les engins en parfaite sécurité en attendant une reprise très prochaine des activités. Ouverte en mars 2010, la carrière de Yangha emploie une trentaine de personnes dont la moitié est originaire du village comme cela est de coutume chez le PDG Mahamadou Bonkoungou de promouvoir la main d’œuvre locale dans l’exécution de ses chantiers.
Le chef de chantier, Geovanni étant absent, la visite du site se mène sous le guide d’un employé de la carrière. Le travail d’extraction des roches et de leur concassage s’effectue à la chaine. Elle consiste à extraire les gros blocs de pierre après le dynamitage de la colline de granite. Les pierres sont ensuite introduites sur place dans une machine pour être concassées afin d’obtenir des morceaux plus réduits. Elles sont transportées pour subir une seconde opération, celle d’une transformation à nouveau. Elles sont introduites dans le broyeur à l’aide des tapis pour être réduites selon la taille souhaitée, en gravier ou en gravillon. Les monticules de gravier et de gravillon entreposés sur le site traduisent l’immensité du travail à la carrière. Jusqu’à l’arrêt intervenu en juillet 2011, elle a fonctionné quotidiennement permettant à un ballet journalier d’une trentaine de camions-bennes flanqués, EBOMAF, de transporter le gravier et le gravillon sur les différents chantiers de construction à Ouagadougou, Dédougou et même Lomé au Togo.
La carrière occupe une place centrale dans les équipements de la société à l’image de la base à Kossodo qui abrite, outre le parc automobile et les ateliers de réparation, les installations de l’enrobé et du béton (dalles et caniveaux) préfabriqué. C’est à partir de Yangha que s’effectue la fourniture des chantiers en agrégats. Même ceux de la route Koudougou-Dédougou proviennent de là car les forêts classées de Tissé dans le Centre-Ouest et de Tiogo dans la Boucle Mouhoun, empêchent tout prélèvement de matériaux.
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Des monticules de gravier et de gravillon obtenus après la transformation des blocs de pierre[/caption]
Bien qu’en ce mois d’août 2011, l’activité sur le site à Yangha tourne au ralenti à cause des questions de maintenance des équipements, des vacances et de la saison pluvieuse, le matériel disposé çà et là ainsi que l’important stock de granit convainquent du travail qui y est abattu. Et c’est comme cela dans tous les pays où EBOMAF se voit confier des travaux. Elle met d’abord des moyens conséquents pour s’offrir une carrière moderne et performante, gage de toute de la bonne exécution des chantiers et de la réussite des ouvrages. Le gravier étant l’un des matériaux essentiels entrant dans la construction des chaussées, des ouvrages d’art et d’assainissement. «Le leadership repose sur une vision», se plaît à rappeler le PDG, Mahamadou Bonkoungou.
Eugène PATOIN
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