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EBOMAF-BENIN : Un PPP de 161 milliards pour réhabiliter un tronçon de 270,5 Km


Le gouvernement béninois a lancé, le vendredi 4 août 2017 à Savalou, les travaux de réhabilitation de la route Dassa-Savalou-Djougou et d’aménagement et de bitumage des bretelles Bassila-Manigri, Prékété-Frontière du Togo et Bassila-Frontière du Togo. D’une longueur totale de 270,5 km, ces travaux seront exécutés sur 36 mois par l’Entreprise Bonkoungou Mahamadou et fils (EBOMAF), dans le cadre d’un Partenariat public privé (PPP) à hauteur de plus de 161 milliards de F CFA.

Présente au Bénin depuis 2014 où elle a déjà réalisé des infrastructures routières et continue de mettre en œuvre un certain nombre de projets routiers, EBOMAF vient de bénéficier, encore une fois, de la confiance de l’Etat béninois. Un nouveau front s’ouvre pour elle dans les départements des Collines et de la Donga où la société fondée en 1989 par l’homme d’affaires burkinabè, Mahamadou Bonkoungou, a été attributaire d’un important marché de réhabilitation du tronçon Dassa-Savalou-Djougou (255,7km) ainsi que l’aménagement et le bitumage des bretelles Bassila-Manigri (9,3km), Kpèrèkètè-Frontière du Togo (0,8km) et Bassila-Frontière du Togo (4,7km) soit une longueur cumulée de 270,5 km.

La réalisation de ce projet routier d’envergure nécessite un financement de 161 milliards comprenant les travaux à proprement parler, le déplacement des réseaux d’électricité, d’eau et de télécommunication ainsi que la mission de contrôle et de surveillance. Son lancement, intervenu le 4 août dernier à Savalou, a mobilisé les plus hautes autorités du pays et les populations bénéficiaires. Ce top de départ a enregistré le déploiement d’un impressionnant parc de matériel flambant neuf de l’entreprise pour rassurer sur ses capacités à réaliser de telles infrastructures routières.

« Le gouvernement a inscrit dans les projets phares de son programme d’action, ces types de travaux qui participent au désenclavement et à l’intégration. Le PPP reste le mode innovant de leur réalisation étant donné qu’aujourd’hui les financements traditionnels deviennent de plus en plus rares. Seuls les PPP peuvent offrir une solution de financement à nos projets », a justifié Hervé Héhomey, ministre des Infrastructures et des Transports.

La réhabilitation de la Route Nationale N°3 a longtemps constitué une épine au pied des gouvernements successifs du Bénin. Maintes fois promise, jamais concrétisée ! Le salut est venu, cette fois-ci, d’un modèle de financement innovant fondé sur le partenariat public-privé (PPP). La mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation du projet a amené le gouvernement béninois à conclure avec EBOMAF un partenariat public-privé, un marché d’un montant global de 161 287 087 621 F CFA.

« Notre mission c’est d’accompagner le programme de reconstruction du Bénin et nous sommes là pour apporter notre expertise et notre savoir-faire. Il s’agit en grande partie ici de simples travaux de réhabilitation de la couche d’enrobée sur une distance de 255 km qui ne nécessitent pas la reprise des ponts et autres ouvrages qui accompagnent la construction d’une route neuve », a rassuré, Mahamadou Bonkoungou, PDG du Groupe EBOMAF.

Selon le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, le lancement des travaux de la Route Nationale N°3 (Dassa-Savalou-Djougou-Natitingou-Porga-Frontière du Burkina Faso) vaut son pesant d’or d’autant que cet axe aménagé dans les années 2000 connait une situation de voie « très dégradée » au point d’entraver les échanges tant à l’intérieur du pays qu’avec les pays de l’hinterland. Les travaux de réhabilitation vont donc consister, dans leurs spécifications techniques, à la construction d’une chaussée de 7m (deux voies de 3,5 m chacune), plus un accotement de 2m en agglomération et d’une chaussée de 7 m et un accotement de 1,5m en rase campagne.

Sur la question de ses capacités à financer de tels ouvrages dans le cadre du PPP, le PDG du Groupe EBOMAF a levé toute équivoque : « Bientôt vous entendrez parler de EBOMAF à Raba au Maroc. Nous ne parlons plus de l’Afrique de l’Ouest, mais de la conquête de l’Afrique du Centre et du Nord.  Notre société est déjà installée en France. Nous avons plus que des capacités pour conduire et réaliser de tels travaux.

JE/AB/MW




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