Réfection de la route nationale 1 du Togo: EBOMAF au secours des pays de l’hinterland
Dans quelques mois, tous les usagers de la route nationale 1 du Togo, celle la reliant au Burkina Faso vont apercevoir EBOMAF en plein chantier sur cette voie sous régionale. Sa dégradation très poussée a nécessité la prise de mesures diligentes pour la réhabilitation. Encore une fois, la pertinence des offres techniquement bonnes et financières supportables du Groupe burkinabé ont été ses seuls avantages pour s’octroyer ce marché auquel des entreprises africaines, européennes et asiatiques ont pris part à l’appel d’offres. «Il n’y a pas plus de secret pour se forger respect et considération dans un secteur d’activités que les résultats atteints sur le terrain. C’est le meilleur critère pour départager des concurrents», enseigne le PDG, Mahamadou Bonkoungou. De cette logique qui l’a toujours guidé dans ses affaires, résulte sa victoire dans les BTP.
L’ouverture sur les pays de l’hinterland va être consolidée avec la réhabilitation de quatre-vingt (80) kilomètres. Ce tronçon qui s’étend de la frontière burkinabé (Cinkansé) à Tandjoari est appelé à connaître des travaux d’envergure les tous prochains mois. Cela consiste à remettre la voie sur les normes de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Il s’agit d’aménager une chaussée à double sens de sept (7) mètres avec des accotements de 1,5 mètre de part et d’autre. Cette mission délicate d’ouvrir le chantier en même temps que la voie est soumise au trafic. Ce scénario va permettre à l’entreprise de travailler sur un sens avant d’attaquer l’autre. «Dès le lancement des travaux, nous allons mettre en place un mécanisme visant à alerter les usagers et à attirer leur attention. De leur coopération dépend la bonne marche du chantier», recommande Hamado Kourba, conducteur des travaux à Dapaong. Déjà, EBOMAF s’apprête à mettre les bouchées doubles pour entreprendre cette œuvre.
La décision de réhabilitation de la nationale 1 togolaise sonne comme un soulagement pour les pays de l’hinterland : Burkina Faso, Mali, Niger. Cet important axe pour atteindre le port de Lomé est confronté à un délabrement profond. De profonds nids de poule ont exacerbé les difficultés de circulation liées à l’effritement de la chaussée. Cet état défectueux est un véritable piège pour les transporteurs. Le trafic en a reçu un coup. La mobilité se trouve grandement ralentie. C’est à pas de tortue que les camions doivent disputer l’étroite chaussée et dévier les trous avec le risque d’une collusion ou d’un accident. Le nombre de camions renversés sur le parcours donne des frisons. EBOMAF a la lourde tâche de parer à une urgence. Le PDG, Mahamadou Bonkoungou, se tient prêt à assumer cette haute responsabilité de servir sur ce tronçon plusieurs pays en même temps.
«C’est une route essentielle pour le Togo et pour les Etats sahéliens. Sa réhabilitation est un plus pour l’intégration sous régionale », soutient une autorité togolaise. Pour annoncer son arrivée sur ce tronçon, EBOMAF s’attèle déjà à boucher les nids de poule. Cet exercice requiert la compréhension des usagers qui, parfois, ne respectent pas les prescriptions des ouvriers à la tâche. Alors que cette compréhension et cette discipline sont plus que nécessaires pour améliorer la voie avant le lancement des travaux. Le tronçon Ouagadougou-Lomé est la première voie transnationale à abriter un poste de contrôle juxtaposé à sa frontière à Cinkansé.
E.P./A.B.
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